des texte exanple

Rappel : Frangraf est un code phonographique qui a fait le choix de garder la plupart des 'e' dits muets actuels puisque souvent entendus ou semi-prononcés. 
Toutes les autres lettres sont prononcées.

La qonplexité de la transqripsion éqrite de notre oralité, bien supérieur à cel de toute les otre lange romane, è un faqteur de disqriminasion sosial, de soufranse é d’écheq sqolère bien plu nombreu dan la franqofoni q’an Italie ou dan le monde ispanofone. An partiqulié pour les anfan dislexiqe é dizortografiqe.
L’absanse d’évolusion de l’ortografe fransèze qonstitu un obstaqle majeur o dévelopman de notre lange dan le monde.
  (Erofa)

Le langaje
Le langaje es la qapasité d'exprimé une pansé é de qomuniqé o moiyin d'un sistème de signe (voqo, jestuel, grafiqe, taqtile, olfaqtif, ètsétéra.) doté d'une sémentiqe, é le plu souvan d'une sintaxe — mè ce n'es pa sistématiqe (la qartografi es un exanple de langaje non sintaxiqe). Frui d'une aqizision, la lange es une des nonbreuze manifestasion du langaje.
Les langaje son qonstitué de signo qorespondan o supor fiziqe de l'informasion. L'émision de ces signo es permize gras à diverse struqture don l'évolusion a permi un perfexioneman de la qomuniqasion.


V
oisi ce q'éqrivè en 1905 le gran linguiste Ferdinand Brunot
  à l'apui de sa reqète de sinplifié l'ortograf,
  extrè de sa lètre ouverte au ministre de l'instruqsion publiqe,
  o sujè de l'ortograf sinplifié.

-"Sûre, claire, commode, rapide, elle est en outre d'une telle simplicité, qu'une heure suffit pour apprendre à la lire, une journée pour s'habituer à la reproduire.

Si le Ministère entrait dans ces vues, la graphie constituée ainsi serait enseignée dans les Facultés d'abord et les Ecoles normales, de façon qu'elle devienne très rapidement familière aux futurs maîtres. De là, elle passerait dans l'enseignement des écoles, d'abord comme une sorte de sténographie, ensuite, quand les livres élémentaires seraient en nombre suffisant pour le permettre, elle deviendrait la graphie normale. Quant à l'orthographe actuelle, il serait inutile d'y rien changer. Elle resterait en l'état. On apprendrait pendant un temps déterminé à la lire et à l'écrire, puis bientôt seulement à la lire, ce qui est très simple. Ainsi la substitution totale, définitive, se ferait sans secousse. Les enfants sauraient écrire, en même temps que lire, l'enseignement orthographique disparaîtrait avec ses vices de toute sorte, on apprendrait dans les écoles à parler correctement, ce qui est impossible dans tout autre système, une énorme économie de temps et de peine serait faite dans la reproduction de la parole, et cela sans qu'aucune habitude, aucune routine même en soit contrariée."-
La sigale é la fourmi
La sigale, èyan chanté
Tou l’été,
Se trouva for dépourvu
Qan la bize fu venu.
Pa un seul peti morso
De mouche ou de vermiso.
El ala qrié famine
Ché la fourmi sa voizine,
La prian de lui prèté
Qelqe grin pour subzisté
Jusq’à la sèzon nouvel.
« Je vous pèré, lui di-el,
Avan l’out, foi d’animal,
Intérè é prinsipal. »
La fourmi n’es pa prèteuze;
C’es là son moindre défo.
« Qe fezié-vou o tan cho ?
Di-t-el à cet anprunteuze.
- Nui é jour à tou venan
- Je chantè, ne vous déplèze.
- Vous chantié ? J’an sui for èze.
- É bien dansé mintenan. 

Lè jan de mon pèi 

Les jan de mon pèi
Ce son jan de parole
É jan de qozeri
Qi parle pour s'antandre
Ils parle pour parlé
Il fo les éqouté
C'es parfoi vérité
É c'es parfoi mansonje
Mè la plupar du tan
C'es le boneur qi di
Qom il fôdrè de tan
Pour sèzir le boneur
A travèr la mizère
Anmayé o plèzir
Tan d'an rèvé tou o
Qe d'an parlé à l'èze

Parlan de mon pèi
Je vou antan parlé
É j'an é danse o pié
É muziqe à l'orèy
É du loin o plu loin
De ce nèjeu dézèr
Ou vous vous antèté
A jeté des vilaje
Je vous répéteré
Vos parlé é vos dir
Vos propo é parlure
Jusq'à perdre mon nom
O voi tan-t éqouté
Pour q'il ne reste plu
De moi-mème q'un peu
De votre éqo sonore

Je vous antan jazé
Sur les péron des porte
É de chaqe coté
Dè qléon dè qloture
Je vous antan chanté
Dan la demi-sèzon
Votre tro qour été
É notre ivèr si lon
Je vous antan rèvé
Dan les soir de dou tan
Il es qestion de van
De vante é de gréman
De labour à finir
D'èspoir é de réqolte
D'amour é du voizin
Qi veu marié sa fiye

Voi noir é voi dursi
D'éqorse é de qordaje
Voi des pèi plin-chan
É voi des amoureu
Douse voi atandri
Des amour de vilaje
Voi des bo-z èr ansyin
Don on s'annui an vile
Piayeri d'éqole
É palabre é sparaje
Magazin jénérale
É restoran du qoin
Les pon, les qé, les gare
Tou vo qri maritime
Atègne ma fenetre
É m'arache l'orèye

de Gilles Vigneault   (extrè)
RAP
intro (4 mezure – murmuré) (brui de qrèyon, éqo léjé)
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C’es pa des fote, c’es des pièje.
C’es pa des règle, c’es des chène.
On qas tou, on brize le moule
Qébeq libre par les mo !!

Lorsqe jene, on veu aqérir,
savoir é truq qi peve servir,
un sale dogme vien tou salir,
qontradiqsion dur à sèzir.
Ils te dize “fè qome on te di”,
mè eu-mème s’perde dan leur éqri.
Otan de règle qe d’exeption,
l'orto fransèze, c’es la prizon.

El vien te déstabilizé,
mème de toi-mème te fère douté.
El tu ta qréativité,
mine ton aisanse à t’exprimé.
El tu ton amour pour la lange,
é ton dézir de réusir.
El te pous dan la marje, ouè,
jusq’à te fère hair d’éqrire.

L’ortograf ca pu
L’ortograf ca tu
Ansanble on peu s’an afranchir
L’ortograf ca pu
L’ortogaf ca tu
Le Qébeq veu s’an libéré

Pa de fote à fère une èreur,
qan les “foteur” se qroi mèyeur.
Ils juje san voir la douleur
de ceu q’ils anferme à l’extérieur.
Leur diqta, j’l’é dan mon vizeur,
j’le vize o qeur, j’fè feu, j’fè peur.
J’sui pa d’leur monde, j’sui qréateur,
libre d’éqrire, libre de rèvé.

Chaqe mo q’j’tras, c’es une revanche,
chaqe fote q’j’fè, c’t'une délivranse.
Je ba les lètre, je chanje les sans,
je rap ma lange an rézistanse.
C’es pa du mal, c’es de l’instin pur,
le son des marje, l’éqo des mur.
J’veu un qode sinple, pa de l’obsqur,
Je veu reqréé l'éqriture.

L’ortograf ca pu 
L’ortograf ca tu 
ansanble on peu s’an afranchir (afranchir)
L’ortograf ca pu 
L’ortogaf ca tu 
Le Qébeq veu tou le chanjé .

Il es gran tan qe viène à nous
l’éqri san disqriminasion.
Fini la honte qan vien le gou
de qréasion à mon qrèyon.
Éqrire c’es vivre, pa obéir.
chaqe mo aqsion, pa de délire.
C’es ma lange, c’es mon anpire.
C'es ma Liberté d'éqrire.

L’ortograf tu l’intégrasion,
des jan qi joigne notre nasion,
le Qébeq ira bien plu loin,
une foi libéré de ce lien.

Qel injustis de jeté
des inosan sur le pavé,
à qoze d’un pièje mal évité,
dan vos tro stupide diqté…

L’ortograf es une fote grave,
qi nous empèche d’avansé,
qi nous épuize la mémoir,
qi nous anlève le pouvoir !

El déside qi es mal ou bon,
une véritable relijion,
inpozé par de vieu qrouton,
à notre voi qome un bayon !

Je veu brandir contr’eu mon rap,
dénonsé ces réaq, ces pape,
ces vieu sistème fini,
zombi anqore d’ortografi !

Je les voi, là, dan leur duché,
à qonté les fote qome des péché,
les mo, les jan, les vi, jujé
qome si éqrire c’étè prié…

É oui, je sui bien o qouran
de vos dézir d’andoqtrineman,
ca marche bien sur les anfan,
moin bien qan on devien gran.

Vos profési qatastrofiqe,
seron mème pa vrè du tou
arretez, els sont patétiqe !
Vos profési qatastrofiqe !

Nous, nous soron ètre libre,
libre de lire, libre d’éqrire,
tou sinplement é san martir,
tou sinplement é san mantir.

L’éqriture sera o Qébeq,
sinplement qréativité,
la sinplisité libèré,
sinplement qréativité !

Qréativité libèré,
qréativité libèré,
qréativité…
(libèré…) (sinple grafi, frangraf)
(ad lib)